L’envolée les coûts de FRET maritimes, un véritable casse-tête pour l’économie mondiale, y compris pour les énergies renouvelables !

L’année 2020 a été marquée par le COVID-19, pandémie qui a bousculé l’économie mondiale. Depuis le début du deuxième trimestre 2020, les prix du FRET maritime se sont brutalement envolés. Explications:

 

Les confinements nationaux à travers le monde ont créé un réel changement d’habitudes chez le consommateur. A défaut de pouvoir circuler librement, ce dernier a eu recours de manière intensive au commerce digital. Cette progression constante du E-Commerce a intensifié la demande de FRET maritime, les produits étant fabriqués massivement en Chine. Cette nouvelle demande grandissante a mis à rude épreuve la logistique portuaire dans le monde entier !

Le responsable des exportations chez KUEHNE + NAGEL, M. Wang Xin, déclare que le coût du FRET a triplé entre Shanghai et Los Angeles et quadruplé pour les trajets Shanghai Royaume-Uni.

Une autre raison de ce dérèglement est la pénurie de conteneurs en Europe. Elle peut s’expliquer par la conjoncture de trois éléments:

  • Premièrement, les flux de conteneurs de l’Europe vers l’Asie ont été maintenus trop longtemps alors que les armateurs ont privilégié le FRET entre l’Asie et les États-Unis, empêchant les conteneurs de revenir en Europe rapidement.
  • Deuxièmement, l’augmentation des demandes pour des produits fabriqués en Chine a entraîné une hausse du FRET maritime et d’importants défis logistiques pour les terminaux du monde entier.
  • Enfin, la pandémie a poussé les États aux verrouillages partiels des activités, ce qui a eu pour effet de bloquer les conteneurs dans les ports et ainsi de gripper la machine maritime mondiale.

 

S’il est encore trop tôt pour mesurer ses effets sur le long terme, il semble que le secteur s’est bien préparé pour s’adapter aux conditions sanitaires et réglementaires et maintenir au maximum les volumes et les emplois. Cette situation a donné l’occasion aux armateurs mondiaux de tirer d’importants bénéfices dans une année 2020 qui s’annonçait pourtant compliquée.